Revue de presse, 30 octobre
Courrier indépendant, 30 octobre
Tribunal administratif e Affaire Doubi
Le maire avait en partie raison
Le tribunal administratif a rendu son jugement quant à l'affaire Doubi, Pour les juges, l'arrêté d'expulsion du préfet était tout à fait valable.
Nouveau rebondissement dans l'affaire du « mariage de l'été » qui continue à faire Couler beaucoup d'encre par le biais de l'affaire de la « Lettre du maire » (voir par ailleurs).
On se souvient, le maire avait refusé de célébrer le mariage entre Adil Doubi et Kamar El Hadji Safadi, en juin et juillet dernier, soupçonnant un mariage de complaisance, ce qui avait provoqué une violente polémique qui trouve encore son prolongement aujourd'hui avec la fameuse « lettre du maire » (voir par ailleurs). Le maire avait retardé au maximum la cérémonie, en arguant du fait notamment qu'Adil Doubi était sous le coup d'une mesure d'expulsion.
De fait, à l'époque (le 24 juin exactement), le préfet lui avait refusé la délivrance d'un titre de séjour et l'avait sommé de quitter le territoire français dans un délai d'un mois,
Mais le 24 juillet, c est à‑diie le dernier jour du délai imparti, Adil Doubi avait fait une requête en annulation de l'arrêté préfectoral, ce qui lui avait permis de se marier, le maire ayant été mis dans l'obligation par la justice, de célébrer le mariage.
Là encore, on se souvient de la très forte mobilisation en faveur des deux camps, et du climat délétère qui en avait découlé.
Le tribunal confirme
Or, en début de semaine, le tribunal administratif a rendu sa décision : la requête d'Adil Doubi est rejetée. Le préfet était donc dans son bon droit et le ressortissant marocain était bien sous le coup d'un arrêté d'expulsion, comme l'affirmait le maire...
Reste qu'aujourd'hui, la situation a considérablement évoluée. Entretemps en effet, le jeune marié a obtenu en bonne et due forme un permis de séjour. Il n'est donc plus expulsable, ce que souligne son avocat, Me Xavier Denecker : « ce jugement ne remet en cause ni le mariage du couple, tout à fait légal du fait de la convention européenne dfes droits de l'Homme qui autorise toute personne à se marier en France quelle que soit sa situation ; ni le séjour d'Adil Doubi en France ».
« La perversité du systeme »
Gérard Huet, maire et conseiller général de Loudéac, a tenu à réagir à la décision du tribunal administratif de Rennes :
« Il y a enfin une justice dans ce pays ! En déboutant M. Doubi de sa demande en annulation de l'arrêté préfectoral qui prévoyait sa reconduite à la frontière, le Tribunal Administratif vient conforter ma position. Au moment où la Mairie de Loudéac a été obligée de marier les intéressés, M. Doubi était clairement sous le coup d'un arrêté d'expulsion. Malheureusement ce jugement administratif intervient trop tard, car il est désormais exclu de revenir sur le mariage des époux Doubi. Son seul mérite est de démontrer toute la perversité du système, qui oblige les Maires à marier des étrangers dans l'urgence, avant que
l'on puisse clairement se prononcer sur la légalité de leur statut. On comprend mieux maintenant pourquoi, M. Doubi était aussi pressé de se marier... L'objectif poursuivi était d'accentuer la pression exercée sur la Mairie de Loudéac et de nous acculer à marier rapidement ces étrangers de manière irréversible, alors que le bon sens demandait de prendre le temps de la réflexion. Souhaitons désormais que ce jugement puisse clore la polémique et que le mariage des intéressés soit définitivement reconnu aux yeux du grand public comme un mariage de complaisance ! Attaquer l'Etat dans lequel on souhaite s'installer, comme a fait M. Doubi par l'intermédiaire de son avocat, n'est définitivement pas la preuve d'une vraie volonté de s'intégrer.»
Un soutien au maire
L'association « Entente et démocratie » a apporté son soutien à Gérard Huet, dans un communiqué transmis à la rédaction, sous le titre « stop aux donneurs de leçons ».
« A la suite de plusieurs demandes formulées par des adhérents, l'association Entente et Démocratie souhaite réagir suite aux attaques répétées à l'encontre de Gérard Huet ainsi que des élus de la majorité.
Les membres d'ED ont été très affectés à la lecture des articles contenus sur le blog de l'opposition. Cela rend le débat démocratique très suspicieux et ne donne pas une bonne image de notre ville.
Par ces propos, l'opposition municipale a franchi un pas supplémentaire, puisque désormais ses membres ne s'en prennent plus seulement aux élus, mais à tous les Loudéaciens qui ont cru dans le combat mené par Gérard Huet pour défendre l'hôpital de Loudéac.
Devant cet acharnement politico‑ médiatique, que reproche‑t‑on exactement aux élus de la majorité qui, depuis leur élection, mènent une politique efficace d'ouverture à toutes les sensibilités et de proximité ?
La grande majorité des Loudéaciens apprécie l'important travail effectué par la municipalité Huet et reconnaÎt que leur ville s'est transformée depuis 2001. Grâce à notre maire, Loudéac se développe, se modernise, tout en conservant une certaine qualité de vie.
Toute cette polémique autour de la Lettre du maire, de la Marianne d'or, n'a qu'un seul but : déstabiliser politiquement Gérard Huet. En quittant la salle du conseil municipal, jeudi soir, les membres de l'opposition se sont dégonflés et ont prouvé aux yeux de tous les Loudéaciens qu'encore une fois, ils se sont trompés de combat.
L'ensemble des adhérents et sympathisants d'Entente et Démocratie renouvelle leur confiance et leur soutien total à M. le maire ainsi qu'à toute la majorité municipale.
Conseil municipal e Le difficile débat démocratique
Pourquoi ils ont quitte la salle
Jeudi 23 octobre, la salle du conseil municipal a connu Un nouvel épisode douloureux. Refusant d'écouter « le droit de réponse que s'est octroyé le maire Gérard Huet et considérant que le débat démocratique entre élus loudéacîens est impossible, la minorité municipale a quitté la salle avant même le début des hostilités...
Explications.
Loudéac, salle du Conseil. 18 h 52. Après être revenue une première fois s'asseoir à la table du débat municipal, la minorité locale quitte définitivement les lieux : « Vous avez gagné. Merci pour la qualité du débat municipal ». Robert Rault et ses colistiers rangent leurs dossiers et sous les huées et les quolibets de la majorité, abandonnent leurs 22 adversaires loudéaciens.
« Un crime politique »
Huit minutes plus tôt, le maire, Gérard Huet s'octroie un droit de réponse en guise de préambule à l'ordre du jour. Les opposants municipaux le laissent s'exprimer mais quittent déjà le conseil: « Nous reviendrons quand vous entamerez l'ordre du jour. Nous sommes là pour discuter des dossiers ». L'édile loudéacien lit alors un procès‑verbal d'audition. Le sien. Il explique que l'après‑midi même, il a porté plainte à la gendarmerie « pour diffamation suite aux propos tenus sur le blog de l'opposition municipale » (http://Ioudeacoppositionmunicipale.wordpress.com/). « C'est un crime politique dont jamais vous ne vous relèverez », ajoute celui qui a refusé en juillet dernier le mariage de deux étrangers. Alors que son ler adjoint, Christophe Le Ho débite à vitesse grand V « la présentation du lancement d'un concours restreint de maîtrise d'oeuvre sur esquisse pour la construction d'un complexe omnisports », Gérard Huet revient à la charge au sujet de la plainte. La minorité s'insurge une nouvelle fois. « J'ai le pouvoir de police », lance le maire. « Vous devez aussi respecter l'ensemble des conseillers municipaux », lui rétorque Robert Rault, porte‑parole de l'opposition.
« Un peu honte »
Comme à son habitude, encouragé cette fois par le maire, Thierry Roncin, conseiller municipal de la majorité, réclame la parole : « Vous noterez que l'opposition se défausse une fois de plus », fait‑il alors remarquer. « J'espère que vous avez un peu honte », lancera dans sa dernière tirade Robert Rault. « Courage, fuyons », préférera Gérard Huet. Les débats municipaux se poursuivront pendant près d'une heure. Sans débats. julien Sureau
Plainte classée
Le maire de Loudéac, Gérard Huet, a déposé plainte à la gendarmerie jeudi 22 octobre « pour diffamation à l'encontre des auteurs de commentaires diffusés au public par l'outil internet ( ... ) ». Ces commentaires ont été rédigés par l'opposition municipale dont le chef de file est Robert Rault. Le maire loudéacien réfute le caractère outrancier des accusations portées contre lui. « C'est dur d'entendre certaines choses ( ... ). On dresse une caricature fasciste et on considère mes actions propres à l'idéologie populiste digne de l'extrême droite ». Mardi, on apprenait que le procureur de la République avait classé la plainte sans suite.
Rappelons que lundi 19 et jeudi 22 octobre, deux plaintes avaient été déposées à l'encontre de Gérard Huet. La Ligue des Droits de l'Homme a porté plainte pour diffamation, discrimination, atteinte à la vie privée et incitation à la haine raciale. Une action en parallèle à la première plainte déposée par les époux Doubi en début de semaine dernière.
Ouest-France, 30 octobre
Plainte pour diffamation : pas de poursuite
C'est la décision du parquet de Saint‑Brieuc dans le conflit qui oppose Gérard Huet et l'opposition emmenée par Robert Rault.
Il n'y aura pas de suite à la plainte déposée par Gérard Huet, la semaine dernière contre l'opposition. Jeudi 22 octobre, le maire s'était rendu en gendarmerie avec des extraits du blog tenu par l'opposition. Il avait déposé plainte pour diffamation (Ouest-France du 23 octobre) ' Il estimait que les propos portaient atteinte à son intégrité.
Mardi, le plaignant et le mis en cause ont été entendus en gendarmerie de Loudéac. Auditions qui ont permis au procureur de la République de Saint‑Brieuc de classer sans suite la plainte du premier magistrat. Gérard Zaug estime que « l'infraction n'est pas caractérisée et qu'il n'y a pas lieu de poursuivre. »
Une décision accueillie dans la sérénité par l'opposition et son chef de file Robert Rault. « Le contraire nous
aurait étonnés. Nous sommes des élus responsables et lorsque nous écrivons des articles pour notre blog, nous prenons la peine de peser nos mots », précise t‑il. Et de déplorer que le débat municipal se passe « trop devant les tribunaux », à leur goût. « Nous voulons discuter des dossiers, débattre et confronter nos opinions. »
Le maire, lui, s'étonne de « la rapidité » avec laquelle a été classée sa plainte. « Je me réserve donc le droit, comme le prévoit la loi, de poursuivre l'opposition municipale devant le tribunal correctionnel. Face à toutes ces attaques perfides, je réponds avec toute mon équipe, par le travail, rien que le travail. À l'opposition, je laisse : le dénigrement, la diffamation... »
Le Télégramme,